• JE VOUS AIME by Trapatsoum
    Je vous aime tels que vous êtes
    Dans votre multiplicité
    Avec toutes vos différences.
     
    Je vous ressens au fond de mon cœur
    Avec la lumière de mon âme
    Et la force de mon énergie de vie.
     
    Je vous perçois ô douces symphonies
    De vibrations harmonieuses et uniques
    Dans la profondeur de vos pensées.
     
    Je vous accompagne vers l’horizon
    Et sur vos chemins de traverses
    Avec tout l'Amour que je vous dois.
      
    Judith JONGIT
    Au milieu de mon cœur
     12 novembre 2017
  • QUADRILLE                                by Splurtch
    Deux pas de côté:
    Ils sont bien gardés.
    Un pas en arrière:
    Il n'est pas très fier.
    Un pas en avant:
    Il tombe dedans!
    Le cul dans les ronces,
    Voilà qu'il s'enfonce!
  • SALUT LES MORPIONS! by Splurtch

    Poème composé un soir de beuverie…

  • L’EXTRA-LUCIDE, LES ÉRUDITS ET L’ARTISAN (histoire pour adultes) by Trapatsoum

    C’est l’histoire d’une petite fille qui souffrait depuis toujours de ne point avoir été acceptée telle qu’elle était venue au monde, avec sa mission de vie, ses goûts, ses limites, ses talents et dons… et avait toujours été qualifiée par son entourage de fille ordinaire, et par sa famille de fille dérangée.

    Un jour, les douloureuses épreuves de sa vie firent qu’elle se trouva seule pour un temps, en retrait du monde. Alors, elle observa ce monde duquel elle se sentait rejetée, à travers ses yeux d’enfant naïve. Et elle comprit ce que la masse des humains qui l’entouraient trouvaient d’admirable chez les autres.

    Alors, comme elle avait un don pour le théâtre, (elle aurait pu devenir actrice professionnelle), elle se créa le personnage qui selon elle ne pourrait que plaire à ceux là même qu’elle appréciait dans le monde extérieur et au sein desquels elle rêvait de s’intégrer depuis si longtemps…

    Elle se fit voyante extralucide, et réussit même à se faire un nom dans la profession. Tant qu’elle régna au royaume des aveugles, l’enfant, devenue adulte se sentit admirable, persuader d’être en train de réussir sa vie, nageant dans un tel bonheur, qu’elle en oublia même qu’elle jouait un rôle. Elle était persuadée d’être une voyante extralucide.

    Et puis un jour, elle se lassa de cette vie. Elle eu envie de changement, se rendant compte que les personnes que naguère elle avait trouvées si admirables, étaient devenues bien ennuyeuses, avec leurs petites vies monotones. Elle voulu voyager, déménager, bref, aller à la rencontre de nouvelles personnes. Elle se dit qu’il lui suffirait de trouver un groupe de personnes intéressées par la parapsychologie pour se constituer un autre réseau relationnel, puisqu’elle était voyante extralucide.

    Alors elle s’installa dans une ville réputée pour être la capitale de la parapsychologie où elle ne doutait pas qu’elle trouverait là une place de choix, de l’Amitié et de la reconnaissance parmi les siens. Elle était extra lucide depuis déjà tant d’années…

    A peine fût elle installée dans sa nouvelle demeure et commença-t-elle a parler de son extra lucidité aux premières personnes qu’elle croisa, que la nouvelle se répandit qu’une femme hors du commun venait de s’installer dans la ville ! Alors une foule vint à elle pour la questionner car ils virent en elle une potentielle enseignante, ou une chercheuse expérimentée. Et les habitants de cette ville étaient conscients des limites de leurs connaissances, et désireux d’évoluer et d’étudier toujours davantage, comme ils le faisaient depuis de nombreuses années déjà.

    Alors ils la pressèrent de questions sur l’origine de ses facultés extrasensorielles… car ils avaient rarement rencontré d’extralucides.

    Paniquée de ne savoir quoi répondre, et ne comprenant pas elle-même pourquoi elle ne se souvenait pas de l’origine de ses dons, elle paniqua et c’est avec colère qu’elle répondit aux chercheurs curieux qu’ils n’avaient pas besoin de savoir d’où elle tenait ses capacités, que ce serait leur révéler son intimité que de leur répondre, que leurs questionnements étaient irrespectueux et indiscrets et qu’elle souhaitait qu’ils cessent de la presser ainsi de questions. Elle voulait juste les aider avec ses dons et trouvaient qu’elle en était très mal remerciée.

    Certaines personnes, pas du tout habituées au moindre comportement agressif, se réunirent pour essayer de comprendre ce qu’il se passait. Bien entendu, puisque notre extralucide se sentaient malmenée d’être questionnée par les gens de la ville, elle ne fût pas conviée à leurs réunions.

    Alors commença pour elle une triste vie où elle revécu le rejet qu’elle avait déjà dû endurer durant son enfance. Cette situation devint pour elle insupportable, attisant tant le chagrin de la petite fille meurtrie qui se réveillait en elle, que la haine de l’adulte rejetée par ceux là même dont elle était persuadée qu’elle allait être aimée et persuadé qu’elle les aimait elle aussi.

    Quelques temps plus tard, une autre femme vint s’installer en ville. Elle alla vers les gens le sourire aux lèvres, heureuse de rencontrer ses semblables, parmi lesquels elle allait vivre quelque temps. Elle alla aussi vers notre extralucide avec la même chaleur humaine et discuta avec elle. Elle lui dit qu’elle connaissait des extralucides, mais qu’elle n’avait pas ce don, étant artisan et fabriquant des objets en osier.

    L’extralucide pleura sur l’épaule de l’artisan à chaudes larmes. Cette dernière compatit, et lui dit qu’elle savait que les gens qui étaient différents étaient souvent rejetés par les autres. Elle la consola et lui conseilla de changer de métier et de garder son don pour elle.

    Puis, elle partit discuter avec le reste du village. Elle découvrit alors une population humble et érudite, ouverte et chaleureuse, une vraie famille pour elle qui était orpheline.

    Elle leur offrit toute sorte d’objets en osier car c’est un art qu’ils ne maîtrisaient pas et même ne connaissaient pas. Reconnaissants, les plus instruits lui enseignèrent à ouvrir son cœur et à écouter Dieu en elle. Rapidement, bonne élève, elle sentit en elle la Foi grandir et le bonheur aussi. Elle oublia complètement qu’elle était orpheline parmi ces gens qui la traitaient comme leur sœur. En quelques mois, l’artisan fût adoptée par le village.

    Elle observa l’extralucide dont la haine à son égard ne cessait de grandir.

    Une nuit qu’elle se promenait pour observer les étoiles, elle entendit l’extralucide pleurer à chaudes larmes. Elle était assise au bord de la rivière, secouée de sanglots, l’esprit rempli d’incompréhension et de sentiment d’abandon.

    Alors notre artisan s’approcha d’elle et lui demanda de lui ouvrir son cœur pour soulager sa souffrance. Une pluie d’étoiles filantes submergea le ciel de sa lumière argentée et éclatante. L’extralucide lui raconta sa triste vie, et lui avoua qu’elle n’avait en réalité aucun don.

    Alors l’artisan lui répondit : « Bien sûr que si tu as un don ! Tu portes en toi une étincelle de Dieu, comme tout être humain, comme tout être vivant !»

    – « Non se plaignit l’éplorée, Dieu ne m’a jamais donné la moindre étincelle, Dieu ne m’aime pas ! Comment Dieu aurait il pu me donner une famille aussi cruelle, tant de mépris et de rejet s’il avait mis en moi une étincelle de lumière ? »

    – « Mais bien sûr que si, tu portes une étincelle divine, regarde un peu ce don que tu as et dont je suis incapable ! Regarde ce talent de comédienne que Dieu et ta famille t’ont donné ! » ; « Ne vois-tu pas tout ce que tu pourrais faire de cette compétence naturelle ? »

    Alors séchant ses larmes elle se souvint des artistes qui jouaient dans le théâtre de son enfance et qui l’avaient tant fait rêver…

    Depuis ce soir, jamais plus elle ne pleura, et l’artisan fût jusqu’à sa mort sa meilleure amie. Elles se rencontraient à toutes les fêtes du village durant lesquelles elle était accueilli par tous à bras ouverts, et racontait aux enfants en mimant avec passion et un sourire radieux sur le visage, les plus belles histoires pour les faire rire et rêver du monde féérique qu’elle leur faisait découvrir.

    La fausse extralucide était morte un soir sous une pluie de lumière et à sa place une étoile était née.

  • KRADEAU LE CRAPAUD ET PUDAIPIÉ LA SORCIÈRE (histoire pour enfants) by Trapatsoum

    Kradeau était un vieux crapaud à lunettes. Son corps était couvert de grosses verrues luisantes. Lorsqu’il rencontrait un ami ou qu’un inconnu lui adressait la parole, il lui sautait au cou et lui déposait de gros bisous baveux sur les joues. Il lui racontait des histoires à dormir debout en lui envoyant des postillons partout sur la figure. C’est pourquoi ses amis mettaient toujours un masque lorsqu’ils étaient invités chez Kradeau. Le pauvre crapaud ne comprenait pas. Il se disait que ses amis étaient très bizarres, mais ça lui était égal. Il les aimait quand même beaucoup. Kradeau adorait lire des contes de fées. La nuit, il rêvait qu’une fée venait et que de sa baguette magique elle le transformait en grand-père charmant. Il aurait tant aimé être un grand-père entouré de petits enfants ! Mais les enfants se moquaient de lui. Lorsqu’il s’en rendait compte, il était bien triste.

        Pudaipié était une petite sorcière vieille et grincheuse qui détestait l’eau. Elle se lavait rarement. C’est pourquoi il était très difficile de connaître la véritable couleur de sa peau. A la moindre contrariété, elle se mettait en colère et tapait des pieds par terre en s’exclamant :

    -« Argandaïboudligote !! »

    Alors un nuage de crasse se répandait autour de ses pieds. Tous les vers de terre, les limaces et les serpents qui se trouvaient là sur le sol, ne pouvant prendre leurs jambes à leurs cous, tombaient asphyxiés. Lorsque les gens de sa tribu venaient rendre visite à Pudaipié, ils prenaient soin de bien se boucher le nez avant d’entrer dans sa hutte. Ainsi protégés, ils pouvaient passer commande de leur potion en évitant le pire ! La sorcière se rendait alors à la marre-sans-fond pour ramasser des nénuphars et attraper quelques crapauds bien gras et bien baveux nécessaires à l’élaboration de son breuvage magique.

        Un jour que la sorcière était venue au bord de la marre, elle vit Kradeau qui coassait :

    -« Wébepp ! Wébepp ! Wébepp !!! » Ravie, elle s’exclama :

    -« Voilà le crapaud qu’il me faut pour mettre dans mon chaudron ! »

    Le vieux batracien qui était un peu sourd se rapprocha pour mieux entendre ce que disait Pudaipié. Voyant son air ravi, il lui sauta au cou et la couvrit de bisous baveux et collants. La sorcière contrariée se mit en colère et hurla :

    -« Argandaïboudligote !! » Puis elle tapa des pieds par terre comme une furie.

    -« Ne refaites jamais ça ! Je suis la sorcière Pudaipié et je pourrais vous changer en limace ! » Vociféra-t-elle. Heureusement, Kradeau était insensible aux odeurs. Gêné et effrayé il s’excusa à travers une pluie de postillons :

    -« Je suis désolée. Pardon Madame. » La sorcière qui détestait être mouillée resta figée de colère avant de tomber assise. Le pauvre crapaud se rendit alors compte du dégoût qu’il inspirait. Il s’assis à côté de Pudaipié et lui dit d’une voix triste en mettant sa main devant sa bouche pour ne pas l’arroser :

    -« Je ne suis qu’un pauvre crapaud dégoûtant, les enfants se moquent de moi, mes amis me fuient. Si seulement je pouvais devenir un grand-père charmant ! » A ces mots Pudaipié qui malgré son mauvais caractère était une sorcière sensible et généreuse, se mit à réfléchir. Elle se dit en elle-même :

    -« Ce crapaud crachouilleur a fait un effort pour ne pas me postillonner au visage. Il n’est donc pas bien méchant. Et il a l’air bien malheureux le pauvre. J’ai une idée… » Elle sortit une fiole pleine d’un liquide vert et la tendit à Kradeau. Elle lui dit :

    -« Prenez cette potion. Vous la boirez ce soir avant de vous endormir. Quand vous vous réveillerez demain matin, vous viendrez me voir ». Kradeau, surpris et ravi répondit :

    -« Merci beaucoup, à demain » Puis il rentra chez lui.

    Pudaipié savait quel effet allait avoir la potion sur Kradeau. Il allait devenir craquant ! Alors elle décida de se faire une beauté. Malgré ses potions et sa baguette magique, il lui fallut beaucoup de temps pour ressembler à une jolie grand-mère ! Elle utilisa plusieurs savons rien que pour se laver les pieds !! Mais le résultat fut surprenant : elle sentait bon !! Elle attendit avec impatience le lendemain matin.

        Vous avez deviné ce qui est arrivé à Kradeau après avoir bu sa potion bien sûr ! Il s’est transformé en grand-père charmant ! Et Pudaipié est tombée sous son charme dès qu’elle l’a vu ainsi ! Depuis, elle se lave tous les jours. Lui ne postillonne plus jamais et ne fait plus de bisous qu’à elle. Les enfants ne les appellent plus jamais Kradeau et Pudaipié, mais Papi et Mamie.

  • PAPA NOEL AU PAYS DU SOLEIL by Trapatsoum

    Il était une fois il y a déjà bien longtemps, un pays lointain appelé Pays du Soleil, où il faisait toujours beau. Les arbres étaient toujours verts. Dans l’herbe poussaient chaque jour de nouvelles fleurs aux multiples couleurs. Les animaux aux pelages brillants vivaient en paix et jouaient gaiement au milieu des enfants. Jamais personne n’était triste. Jamais personne n’avait peur. Les parents étaient contents d’aller travailler et jamais aucun enfant ne pleurait en allant à l’école. Les seuls cris que l’on entendait étaient des cris de joie. Mais jamais il ne neigeait…

            Dans ce pays habitait Jaline, une petite fille qui vivait avec ses parents dans une jolie maison au bord de l’eau. Jaline adorait la lecture. Elle pouvait lire pendant de longues heures, assise au bord de la rivière, des histoires de pays inconnus.

            Un jour, elle lut un livre qui lui sembla être le plus extraordinaire de tous ceux qu’elle connaissait. Elle eut alors envie de partager sa lecture et son émerveillement avec les autres enfants. Elle les invita dans son jardin après l’école pour leur lire l’histoire duPays de Noël.

            C’était l’histoire d’un pays toujours blanc de neige où les arbres étaient illuminés et décorés de guirlandes multicolores. Tous les jours, les enfants du Pays de Noël s’amusaient à faire des bonshommes de neige et jouaient à s’envoyer des boules de neige. Toutes les nuits, Papa Noël déposait les plus beaux des cadeaux devant leurs cheminées. Les enfants auraient bien voulu le voir pour lui dire « merci », mais ils s’endormaient toujours avant qu’il n’arrive.

    Papa Noël était un grand-père charmant, ventru, à la barbe et aux cheveux blancs, qui adoraient les enfants et que seuls les parents pouvaient apercevoir de temps en temps. Il portait un pantalon, une veste et un bonnet rouges doublés de fourrure blanche pour avoir bien chaud dans la neige. Chaque matin, après que les enfants du pays de Noël aient ouvert leurs cadeaux, une journée de jeux avec leurs nouveaux jouets recommençait.

            Tous les enfants du pays du Soleil furent émerveillés par cette histoire. Ils auraient bien voulu aller au Pays de Noëlpour jouer dans la neige et avoir tous les jours des jouets neufs. Mais comment se rendre dans ce pays ? Où se trouvait-il ? Les enfants pensèrent que Papa Noël ne venait que là où il y avait de la neige. Mais il n’avait encore jamais neigé au Pays du Soleil. Si seulement il pouvait neiger ne serait-ce qu’une fois dans l’année…

            La nuit suivante, la petite Jaline eut du mal à s’endormir. Elle pensait trop à Papa Noël. Il lui vint alors une idée. Et si les enfants du Pays du Soleil écrivaient une lettre à Papa Noël? Elle s’endormit, et rêva du Pays de Noël.

    Le lendemain, elle écrivit à Papa Noël :

    Cher Papa Noël,

         Ici, au Pays du Soleil, il fait toujours beau et il ne neige jamais. Mais tous les enfants sont gentils. Pourquoi ne viens-tu pas nous voir ?

         S’il te plait, peux-tu venir chez nous, même pour une seule journée et nous apporter des cadeaux ?

    Les Enfants Du Pays Du Soleil 

    Elle plia la lettre et la glissa dans une enveloppe. Elle chercha l’adresse de Papa Noël dans son livre, puis l’écrivit sur l’enveloppe :

    Papa Noël

    Rue des Joujoux

    Pays de Noël

    1.2.3. Pôle Nord !

            Elle n’oublia pas de rajouter son adresse au dos de l’enveloppe afin que Papa Noël puisse lui répondre.

    Le lendemain matin Jaline alla à l’école comme d’habitude. Pendant la récréation, elle lut sa lettre aux autres enfants. Chacun d’eux mis un petit mot à Papa Noël. Jaline alla poster la précieuse lettre en revenant de l’école.

    En revenant de la poste, elle se demanda quand Papa Noël allait lui répondre.

            Jaline lut beaucoup d’autres livres mais aucun ne fut aussi passionnant que Voyage au Pays de Noël. Pas même celui qui racontait l’histoire du Pays de la Nuit où l’on ne voyait jamais le jour mais où les villes étaient tellement illuminées qu’on l’aurait cru habitée par des millions d’étoiles. Pas plus que celui du Pays de l’Eau où il ne s’arrêtait jamais de pleuvoir et où vivaient des sirènes sous un éternel arc-en-ciel multicolore. Seul le Pays de Noël occupa l’esprit de la fillette. Jaline se demanda si les enfants du Pays de la Nuit et du Pays de l’Eau essayaient eux aussi de faire venir parmi eux Papa Noël.

            Une nuit, Jaline se réveilla car elle avait froid. Elle se leva pour aller fermer la fenêtre de sa chambre. Elle regarda dehors et poussa un cri de joie ! Il neigeait ! Le sol et les toits des maisons étaient déjà tous blancs ! Jaline enfila plusieurs tee-shirts, car les pulls n’existaient pas dans ce pays où il faisait toujours chaud. Elle enfila plusieurs jupes et plusieurs paires de chaussettes pour avoir bien chaud. Elle mit ses chaussures, s’enroula dans sa couverture et sortit dans le jardin pour voir la neige de plus près et la toucher. Elle commença à faire des boules de neige, mais retourna vite dans son lit car elle était très fatiguée et avait le nez tout gelé et tout rouge !

            Le lendemain matin, le pays du soleil était tout blanc. Les maîtres et les maîtresses ne firent pas la classe pour laisser aux enfants le plaisir de jouer avec la neige tout au long de cette journée exceptionnelle. Jaline et ses amis construisirent un grand bonhomme de neige : Ils lui enfoncèrent une carotte au milieu de la figure pour faire son nez, prirent deux petites pommes de pin pour ses yeux et lui mirent un vieux chapeau de paille sur la tête.

            Les enfants, aidés de leurs parents décorèrent les sapins de la forêt comme le faisaient les habitants du Pays de Noël, avec des étoiles dorées, des boules et des guirlandes de lumière. La journée fût bien remplie, et le soir, le Pays du Soleil était illuminé comme en plein jour.

            Pour fêter ce jour très particulier, et dans l’espoir de faire venir Papa Noël, tout le monde fit la fête. On dansa, on chanta, on mangea de délicieux repas et l’on rit plus que d’habitude. Puis, fatigués d’avoir tant festoyé, chacun regagna sa demeure et s’endormit le sourire aux lèvres. Jaline vérifia que sa fenêtre était bien fermée pour ne pas prendre froid. Elle se coucha et sombra dans un profond sommeil.

    Comme tous les enfants dormaient, personne ne vit Papa Noël arriver au Pays du Soleil dans son traîneau tiré par ses fidèles rênes. Personne ne le vit non plus se glisser dans toutes les maisons, avec sur son dos un gros sac plein de jouets…

            Au petit matin, les enfants furent les premiers réveillés. Jaline bondit hors de son lit. Elle entra sans bruit dans la salle à manger, dans l’espoir d’y trouver Papa Noël. Il n’était pas là. Mais elle comprit qu’il était venu chez elle lorsqu’elle aperçut tous les cadeaux au pied de la cheminée. Elle les ouvrit, découvrant autant de merveilleux livres que de jouets de rêve. Elle remarqua une lettre posée sur la cheminée. Elle l’ouvrit et lut :

    Chers enfants du Pays du Soleil,

         Comme vous me l’avez tous si gentiment demandé, je vous ai offert à tous, un jour de Noël. Je suis heureux de voir que vous vous êtes tous bien amusés.

         Alors je vous promets de revenir l’année prochaine et toutes les autres années pour vous offrir à nouveau des cadeaux.

    Joyeux Noël à tous !

    Papa Noël

            Jaline resta rêveuse et se réjouit à l’idée de vivre d’autres journées de Noël comme celle-ci Elle commença déjà à réfléchir à la lettre qu’elle écrirait l’année prochaine à Papa Noël pour le remercier et lui dire tous les jouets qu’elle aimerait qu’il dépose devant sa cheminée.

              Depuis, on raconte que Papa Noël, revient tous les ans dans tous les pays du monde visiter les enfants et leur donner des cadeaux, même s’il ne neige pas le jour de Noël. C’est pourquoi, chaque année avant Noël, les enfants lui écrivent une gentille lettre pour lui dire quels sont les jouets de leurs rêves et le remercier.

  • LE PRINCE DES PHÉNIX by Trapatsoum

    Ce matin il y a une épaisse couche de brume matinale dans le parc. Julia fait sa promenade quotidienne. Elle entend le craquement de la glace sous chacun de ses pas. Les grands arbres givrés et nus de tout feuillage dominent la prairie et la rivière gelée. Elle tient un stylo et une feuille dans sa main pour écrire les mots qui lui viendront à l’esprit, inspirés par le beau paysage qui s’étend devant elle. Elle voit des perles de rosée gelées sur l’herbe, tels des colliers naturels et trouve ce spectacle magnifique. Julia aime beaucoup l’hiver qui lui inspire de jolis poèmes. La jeune femme a froid mais n’y prête aucune attention. Elle se réserve pour ce spectacle de gel qui remplit ses yeux émerveillés.

    Elle griffonne quelques mots sur sa feuille de papier, inspirés par la beauté de la nature. Elle se promène encore pendant des heures à petits pas pour ne rien rater de tout cet enchantement hivernal.

    Julia pense qu’elle rentrera bientôt dans sa petite maison l’esprit nourri par la beauté de cet instant de beauté magique. Elle se voit déjà écrivant et dessinant à son bureau, bien au chaud.

    Soudain, Julia voit une nouvelle merveille dans l’herbe : la glace forme une fleur extraordinaire. Elle sort son appareil photo et immortalise cette trouvaille naturelle et incroyable de beauté et de précision. Elle imagine déjà le dessin original que lui inspirera cette fleur de glace.

    C’est toute frigorifiée, le nez et les pommettes rougis par le froid qu’elle décide de rentrer chez elle, les yeux encore plein de toutes les merveilles hivernales qu’elle a trouvées dans cette nature qu’elle affectionne tant.

    Après avoir enfiler un épais gilet de laine, Julia s’assoit près de sa cheminée, avec un chocolat chaud.

    Elle réchauffe ses doigts sur le bol attendant qu’ils ne soient plus gelés pour se mettre à l’ouvrage. Elle s’est fixé comme objectif de rédiger un recueil de poésie et d’illustrations sur les 4 saisons qui sera publié l’été prochain.

    Il ne lui reste plus qu’à découvrir le printemps à venir pour nourrir son inspiration et terminer son œuvre.

    Bien calée dans un confortable pouf devant les flammes elle commence à réveiller sa créativité et son esprit s’emplit d’images merveilleuses et de phrases poétiques.

    Mais alors qu’elle fixe le feu, elle croit voir une forme d’oiseau dans les flammes de sa cheminée, comme jaillissant des braises.

    Elle rit, pensant que cette apparition est le fruit de son imagination d’écrivaine.

    Elle ferme les yeux, se lovant dans la chaleur retrouvée de sa jolie maisonnette. Elle est encore un peu engourdie par le froid, et la chaleur du foyer ne tarde pas à l’endormir.

    Julia ouvre les yeux. Elle est bien réchauffée maintenant et a une idée de dessin pour accompagner ses poèmes. Elle saisit un crayon de couleur quand une voix l’interpelle : « aidez-moi ! »

    Elle se dit qu’elle est encore endormie et qu’elle est en train de rêver. Elle décide de jouer le jeu de son rêve. Pourquoi ne pas vivre une aventure au pays des songes !

    « Aidez-moi ! » s’exclame encore la voix, douce et grave mais plaintive.

    Julia cherche autour d’elle espérant voir la personne qui lui demande de l’aide de façon si insistante.

    Mais il n’y a personne dans sa maison. Alors elle regarde par les fenêtres et ne voit personne dehors non plus.

    « Aidez-moi, s’il vous plait » gémit la voix.

    Etrangement la voix semble venir de la cheminée… La jeune femme se rassoit donc devant le foyer et regarde fixement l’endroit d’où semble venir la plainte.

    C’est alors qu’elle aperçoit une forme d’oiseau, ailes déployées aux contours flamboyants qui la regarde de ses yeux rougis par les flammes.

    Julia regarde l’oiseau de feu qui ressemble à un échassier majestueux et le voit ouvrir son bec et gémir : « aidez-moi s’il vous plait ! »

    La jeune femme approche sa main du feu pour toucher l’oiseau, mais à sa grande surprise, ce rêve est très réaliste et elle se brûle les doigts. On ne l’y prendra plus : dans ce rêve le feu brûle de la même façon que dans la réalité ! Alors elle fera bien attention.

    Soudain, rêver ne l’amuse plus du tout et elle souhaite ardemment se réveiller.

    Elle décide de lancer le contenu d’un grand vase rempli d’eau froide dans le feu, pour le faire disparaître et l’oiseau avec afin que cette histoire imaginaire se termine ici. Elle s’y emploie très vite.

    N’ayant pas le temps de réagir, Julia entend « Merci princesse ! ». Elle voit alors un bel oiseau multicolore aux couleurs de l’arc en ciel, sortir de la cheminée. Il se secoue et lisse ses belles et longues plumes de son bec et ne tarde pas à être sec comme s’il n’avait jamais été mouillé.

    « Quelle beauté ! » s’exclame-t-elle en elle-même.

    « Merci beaucoup ! » entend-elle. Mais cette fois la voix fluette est bien différente de celle de l’échassier.

    Voilà qu’elle est en présence d’un être invisible qui lit dans ses pensées.

    « Rien d’étonnant » se dit elle « puisque je rêve ».

    « Qui me parle ? »  Interroge notre héroïne.

    « Moi ! Je suis sur le dos du phénix ! » s’exclame la voix.

    Elle remarque alors une créature, semblable à un tout petit homme aux longs cheveux roux et au visage ovale chevauchant le merveilleux oiseau.

    Julia n’en croit pas ses yeux car tout est si beau, extraordinaire et si réaliste dans ce rêve ! Elle n’a soudain plus envie de se réveiller…

    « Qui êtes-vous ? » interroge la jeune femme.

    « Je suis Nils le prince des phénix » répond-il, puis, montrant son oiseau du doigt, « voici Elbane » ajoute-t-il, « la sorcière du feu nous a jeté un sort, et nous voilà, mon fidèle compagnon et moi-même réduits tels des lutins des bois. »

    « Avant cette malédiction j’étais aussi grand que vous l’êtes », dit le petit prince, puis il ajouta « êtes-vous la princesse des glaces ? »

    « Non » répondit Julia, « je me nomme Julia et je suis une simple femme de la Terre ».

    « Que puis-je faire pour vous ? » ajoute-t-elle, désireuse d’aider le prince et sa monture.

    « Il me faut toucher la fleur de la fée des glaces du bout de mon index » expliqua le jeune homme, « le magicien du royaume a dit que vous aviez cette fleur. » ajoute-t-il.

    « Je n’ai aucune fleur ici » répond Julia.

    « Mais pourtant tu vis dans un royaume de glace ! » s’exclame le jeune prince.

    « Non » explique la jeune femme, « ici il fait chaud la plupart du temps, mais en ce moment nous sommes en hiver, et en hiver, tout est gelé durant des semaines ».

    Puis la jeune femme reste pensive quelques instants, repassant sur l’écran de son mental sa promenade du matin. Elle se souvient de la surprenante fleur de glace qu’elle a photographiée et décide de montrer la photographie à son petit interlocuteur.

    « C’est elle ! » s’exclame le prince avec un air soulagé.

    « Si vous voulez toucher cette fleur, il va falloir faire très vite parce qu’elle doit commencer à fondre sous le soleil à cette heure-ci » explique Julia. « Suivez-moi » dit-elle d’un ton décidé.

    Tous trois sortent de la maison, le petit phénix vole puis se pose dans la main de la jeune femme avec son prince sur le dos ravi à l’idée de se rapprocher de la fleur magique malgré la morsure du froid.

    La jeune femme tente de se rappeler où elle a vu cette merveilleuse fleur de glace. Elle se souvient soudain de la vieille fontaine gelée et y conduit le prince et le phénix.

    Elle arrive bien vite et voit que la glace commence à fondre légèrement sous les rayons du soleil et ce malgré le grand froid qui règne sur la région.

    Julia regarde dans l’herbe, cherchant la fabuleuse fleur de glace qu’elle a trouvé si belle lors de sa promenade.

    Elle ne tarde pas à la retrouver et remarque un fait étrange : la fleur n’a pas du tout fondu et reste dure comme de la pierre exhibant ses somptueux pétales de givre au prince émerveillé.

    Mais ce que ne peut pas voir Julia, c’est l’autre minuscule fleur de glace qui se trouve dans le cœur de la première.

    Le prince des phénix pose délicatement son index sur cette toute petite fleur et une immense flamme aux couleurs de l’arc en ciel s’élance vers le ciel, transformant le jeune homme et sa monture ainsi que la fleur elle-même.

    Maintenant, le prince est de la même taille que Julia et à la place de la fleur se tient une magnifique jeune femme qui semble faite d’une intense lumière blanche. Le phénix tout heureux d’avoir à nouveau son envergure vole gaiement autour de ce petit monde de bonheur retrouvé.

    « Je suis Minaa, fée des glaces » se présente la ravissante jeune femme.

    Le dénouement de cette histoire arrivée, Julia s’attend à se réveiller d’une minute à l’autre. Elle fait donc ses adieux à Nils, Elbane et Minaa.

    Elle les admire tous les trois une dernière fois, puis rentre chez elle et rallume le feu dans sa cheminée. Elle s’assied sur son pouf, bien au chaud et sombre à nouveau dans le sommeil.

    C’est endormie qu’elle se retrouve devant la fée des glaces, majestueuse dans son aura de lumière qui lui dit « Tu as fait preuve d’une grande bonté avec mes amis aujourd’hui, je t’accorde donc ma protection pour le reste de ta vie », puis elle disparait.

    Julia se réveille à nouveau, ressentant un grand bien-être au fond d’elle-même, enchantée d’avoir fait un si beau rêve.

    Très inspirée par cette aventure hors du commun elle s’installe devant son bureau et entreprend de transférer les photographies de son appareil sur son ordinateur, avant d’écrire un conte de fée et de l’illustrer.

    Elle cherche la photo de la fleur de glace, ne sachant plus si elle appartient à ses rêves ou à la réalité.

    Et là elle reste figée quelques instants : sur la photo de la fleur de glace se trouve en arrière-plan une femme d’une grande beauté qui semble faite de lumière blanche. Julia reconnaît immédiatement Minaa, la fée des glaces.

    C’est ainsi que Julia, au lieu d’écrire un poème, rédigea un conte merveilleux relatant l’histoire de Nils, d’Elbane et de la fée des glaces.

    Depuis ce jour, la jeune femme fait grand cas de ses rêves et écrit régulièrement des contes pour les enfants.

    Elle ressent pour toujours, autour d’elle, la rassurante présence de la fée des glaces.

  • FRANTZ ET LES MONSTRES (histoire pour enfants) by Trapatsoum

    Frantz était un petit garçon très peureux. Il avait peur de monter en train, car disait-il : « les trains ça déraille ! ». Seul le TGV ne l’effrayait pas, particulièrement le TGV atlantique ! Il avait très peur de monter en voiture, car disait-il : « les voiture ça tombe en panne ! ». Il avait très peur des ascenseurs car, disait-il : « les ascenseurs ça s’écrase ! ». Alors Frantz montait toujours par les escaliers même quand il montait tout en haut de la Tour Effel ! Il avait très peur de monter en avion car, disait-il : « les avions ça explose ! ». Mais le plus effrayant de tout pour Frantz, c’était le monstre qui bougeait dans ses rideaux, le monstre du couloir avec ses yeux rouges qui le guettait lorsqu’il se levait pour aller aux toilettes et le monstre de la cave qui se tapissait dans l’ombre, rôdait la nuit autour des maisons et bondissait brusquement sur les petits enfants pas sages. Ce monstre-là, il le savait, avait déjà mordu Maman lorsqu’elle était enfant, un jour où cette dernière avait fait des bêtises. Pour preuve, elle avait une cicatrice au-dessus de l’œil.

    Mais Frantz allait avoir huit ans. Alors il se dit qu’il était temps de montrer à tous ces monstres, ces voitures, ces avions, ces trains et ces ascenseurs que c’était lui le plus fort !

    Mais à chaque fois qu’il s’apprêtait à monter dans un train, une voiture, un avion ou un ascenseur une petite voix disait, du fond de sa tête : « non ! Ne fais pas ça ! Il va t’arriver malheur ! C’est dangereux ! » et de petits films défilaient dans son imagination. Dans l’un d’eux, il se voyait dans un train qui déraillait et allait s’écraser contre un autre train. Tout le monde hurlait, il y avait des morts, et il était certain que parmi eux, se trouvait Frantz ! Dans un autre film, il était dans un avion. Tout le monde riait et puis d’un seul coup, BAOUM ! Du feu partout, des cris et puis plus rien, plus personne, plus de Frantz non plus ! Dans un autre il était tout seul dans un ascenseur. Soudain l’ascenseur s’arrêtait, la lumière s’éteignait. Alors il se mettait à pleurer. Sa voix résonnait, seule. L’ascenseur se remettait en marche et allait vite, de plus en plus vite et encore plus vite et CRAOUBRAOUM ! L’ascenseur s’écrabouillait et Frantz avec !

    Alors Frantz hésitait. Il ne voulait pas qu’il lui arrivât quelque chose de fâcheux.

    Mais la veille de son anniversaire il fit un curieux rêve : il était couché et voyait le monstre des rideaux. Alors il se levait et allait voir cette créature puis lui disait : « Toi, vas t’en ! Tu n’éxistes même pas ! ». Alors le monstre disparaissait. Il réserva le même sort à celui du couloir et des toilettes qui disparurent eux aussi.

    Le lendemain, Frantz se sentit particulièrement gai et heureux. Papa et Maman se demandèrent bien ce qui lui arrivait. Ils pensèrent que c’était à cause de son anniversaire que Frantz souriait autant.

    Mais Frantz ne pensait pas du tout à son anniversaire. Il pensait aux monstres qu’il allait vaincre ce soir ! Il avait hâte que tout le monde soit couché pour faire taire toutes ces vilaines créatures qui le persécutaient depuis toujours.

    Il alla donc se coucher comme tous les soirs, mais il se sentait l’âme d’un combattant. Dès que toute la famille fût endormie il cloua le bec de tous les monstres de la maison ! Il rentra dans le pays des rêves fier comme un guerrier qui avait gagné tous ses combats.

    Depuis cette nuit-là, Frantz monte régulièrement en voiture et prend le train, l’avion et l’ascenseur. Il n’a plus peur de rien, comme un grand !

  • LE CADEAU DE COLINE (histoire pour enfants) by trapatsoum

    Il était une fois une petite fille qui s’appelait Coline. Elle allait avoir sept ans dans quelques une semaine. Elle attendait ce jour avec impatience.

    Elle avait de longs cheveux châtains et ondulés qui encadraient un doux visage aux grands yeux de loup.

    Coline avait une petite sœur de cinq ans qui s’appelait Gwendoline. Cette petite fille adorait sa grande sœur même si parfois elles se disputaient toutes les deux.

    Souvent, après l’école elles jouaient ensemble et Coline lisait une histoire à Gwendoline qui écoutait avec attention. Coline avait hâte de pouvoir écrire ses propres histoires pour les lire à sa sœur. Elle aimait inventer des pays fantastiques avec des monstres rieurs et des animaux fabuleux. Gwendoline était l’héroïne de toutes ses histoires. Tantôt une magicienne, tantôt une belle princesse ou un petit chaton, Gwendoline écoutait, captivée, tous les récits de sa sœur.

    Gwendoline savait que l’anniversaire de sa sœur était proche et elle réfléchissait avec Maman pour trouver le plus beau cadeau pour Coline.

    Chaque soir, elle voyait sa sœur écrire. Alors elle eût une idée : pourquoi ne pas lui offrir un beau stylo ? Maman trouva que c’était un magnifique cadeau. Elle emmena Gwendoline au magasin pour choisir le stylo qui allait plaire à Coline. Elle en vit un vert pomme… mais Coline n’aimait pas le vert. Elle en vit un bleu et jaune avec des rayures… mais Coline n’aimait pas le bleu non plus. Soudain, elle aperçut le stylo le plus parfait pour sa sœur : il était rose avec de jolies fleurs rouges et des papillons multicolores. C’était certain, Coline allait adorer cet objet !

    Gwendoline dessina un joli cœur rose pour emballer le cadeau de sa sœur. Maman fit un délicieux gâteau au chocolat et Papa fit un savoureux flan à la vanille.

    Les quatre amies de Coline arrivèrent pour le goûter, les bras pleins de cadeaux et de ballons arc-en-ciel.

    Tout le monde se régala des gâteaux d’anniversaire de Coline et Gwendoline chanta une chanson en dansant. Toutes les filles rirent de bon cœur mais Coline ne pensait qu’à une chose : ce qu’il y avait dans les paquets posés au milieu de la table !

    Gwendoline dit : « allez Coline, ouvre tes cadeaux ! ». Sa sœur aux anges s’exécuta immédiatement. Et ouvrit tous les paquets. Dans chaque paquet, il y avait un stylo ! Coline reçut cinq stylos pour son anniversaire ! Heureusement, Papa et Maman lui offrirent des cahiers de dessins et d’écriture et de belles feuilles de toutes les couleurs !

    Coline était heureuse. Elle essaya tous les stylos offerts par ses amies, gardant celui de sa sœur pour la fin car c’était le plus beau. Elle prit le stylo et commença à écrire « il était une fois » en pensant à une belle histoire pour sa sœur puis reposa le stylo. Mais il se passa quelque chose d’incroyable : devant les yeux étonnés de tous les convives, de Maman et Papa, il se mit à écrire tout seul.

    Stupéfaite, Coline lut l’histoire : c’était exactement l’histoire à laquelle elle avait pensé.

    Gwendoline avait offert un stylo magique à sa sœur !

    Coline était joyeuse ! Elle allait pouvoir écrire toutes les histoires qu’elle gardait dans son imagination !

    Depuis ce jour, tous les soirs, Coline écrit une histoire pour sa sœur.